Iran : deux hommes pendus pour avoir tué des policiers lors des manifestations de 2025

La justice iranienne a exécuté deux hommes accusés du meurtre de policiers lors des manifestations antigouvernementales de décembre 2025-janvier 2026, un contexte de répression record.

Temps de lecture : 3 min

Points clés à retenir

  • Exécution de deux accusés : Erfan Esfandiari et Gol-Mohammad Mohammadi pendus pour avoir, selon la justice, tué des policiers pendant les manifestations antigouvernementales.
  • Record d’exécutions en 2025 : 1 639 personnes exécutées, le nombre le plus élevé en Iran depuis 1989, selon des ONG.
  • Violences et répression : Plus de 3 000 morts côté gouvernement, plusieurs milliers selon des ONG, dans un contexte de contestation sociale devenue politique.

Des exécutions justifiées par des accusations de crimes violents

Ce dimanche 19 juillet 2026, la justice iranienne a procédé à l’exécution par pendaison de deux hommes, Erfan Esfandiari et Gol-Mohammad Mohammadi, à l’aube. Selon les déclarations officielles du pouvoir judiciaire, ces deux individus sont accusés d’avoir participé à des actes d’une violence extrême lors des manifestations antigouvernementales de fin 2025 et début 2026. Les accusations retenues contre eux incluent :

  • Attachement de policiers à un panneau de signalisation à Ispahan, dans le centre du pays.
  • Lapidation et blessures infligées aux agents avant de les asperger d’essence et de les brûler vifs.

L’acte d’accusation précise également que les deux hommes auraient filmé la scène et transmis les images à des chaînes de télévision étrangères.

Contexte des manifestations : de la contestation sociale à la révolte politique

Fin décembre 2025, un mouvement de contestation initialement focalisé sur la hausse des prix et les difficultés économiques s’est rapidement transformé en vastes manifestations antigouvernementales. Elles ont culminé les 8 et 9 janvier 2026, paralysant plusieurs villes et provoquant des affrontements violents avec les forces de l’ordre. Le gouvernement iranien, dirigé par les autorités de la République islamique, a imputé ces violences à des « actes terroristes » orchestrés par les États-Unis et Israël.

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Un bilan humain très lourd et contesté

Les chiffres officiels et ceux des organisations non gouvernementales divergent considérablement :

  • Le pouvoir iranien a recensé plus de 3 000 morts parmi les manifestants et les forces de l’ordre, qualifiés de victimes d’actions terroristes.
  • Des ONG basées à l’étranger, telles qu’Amnesty International, Iran Human Rights et Ensemble contre la peine de mort (ECPM), évoquent une répression ayant fait plusieurs milliers de morts civils.

Un record d’exécutions en 2025 : 1 639 personnes

Selon les ONG Iran Human Rights (Norvège) et ECPM (Paris), l’Iran a exécuté au moins 1 639 personnes en 2025, un record depuis 1989 et l’année la plus meurtrière en matière de peine capitale depuis 35 ans. Cela place l’Iran comme le deuxième pays au monde en nombre d’exécutions, après la Chine. Les autorités justifient ce recours massif par la nécessité de maintenir l’ordre et de lutter contre ce qu’elles présentent comme une menace terroriste.

Pourquoi ces exécutions sont-elles sous le feu des critiques ?

Je vous explique pourquoi la communauté internationale, via des ONG et des diplomates, dénonce ces exécutions :

  • Absence de procès équitable : les accusés n’ont pas bénéficié des garanties judiciaires de base, comme l’accès à un avocat indépendant.
  • Utilisation de la peine de mort comme outil de répression politique, notamment pour dissuader toute contestation.
  • Non-respect des droits humains : plusieurs milliers de personnes arrêtées lors des manifestations, dont des mineurs, ont été jugées sommairement.

Pour conclure, ces exécutions s’inscrivent dans un climat de tension extrême entre l’Iran et les puissances occidentales, marqué par des frappes militaires et des menaces réciproques. La répression intérieure et la politique étrangère agressive du régime paraissent liées, chaque événement renforçant l’autre.

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En résumé, la pendaison d’Erfan Esfandiari et Gol-Mohammad Mohammadi est un symbole de la brutalité de la répression en Iran, mais aussi d’un système judiciaire qui, selon de nombreuses voix, sert avant tout à museler l’opposition.

EditorialWeb
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