
Temps de lecture : 4 min
Points clés à retenir
- Augmentation massive : Le vapotage quotidien chez les lycéens a plus que doublé depuis 2018, atteignant 6,8 % en 2024.
- Disparités sociales : Les élèves de lycées professionnels vapotent deux fois plus que ceux des lycées généraux.
- Risques sous-estimés : Les jeunes ignorent souvent la composition des e-liquides, ce qui favorise la dépendance à la nicotine et le passage au tabac.
Pourquoi les lycéens sont-ils au cœur de l’étude ?
Je constate une progression spectaculaire du vapotage chez les lycéens. L’expérimentation est passée de 35 % en 2015 à 46 % en 2024, tandis que l’usage quotidien a bondi de 2,8 % à 6,8 % sur la même période. Cette évolution est préoccupante car elle touche une population en plein développement. En mai 2026, ces tendances ne montrent aucun signe de ralentissement, ce qui m’amène à m’interroger sur les causes profondes.
Une inversion de la tendance filles-garçons
Un changement majeur s’est opéré : les filles vapotent désormais plus que les garçons. Il y a dix ans, les garçons étaient plus nombreux à expérimenter. Aujourd’hui, les filles les ont dépassés, ce qui représente une rupture historique dans les habitudes de consommation de produits addictifs.
Disparités sociales et scolaires
L’étude révèle un gradient social marqué. Les élèves en lycée professionnel vapotent deux fois plus que ceux en lycée général : 10 % contre 5 % pour l’usage quotidien. En résumé, les jeunes issus de milieux moins favorisés sont plus exposés à cette addiction, ce qui soulève des questions sur la prévention ciblée.
- Lycées professionnels : 10 % de vapoteurs quotidiens
- Lycées généraux : 5 % de vapoteurs quotidiens
La cigarette électronique est-elle une porte d’entrée vers le tabac ?
Je soulève un débat complexe. Aujourd’hui, les fumeurs de cigarettes classiques ont souvent commencé par le vapotage. La nicotine, responsable de la dépendance, agit comme un vecteur vers le tabac manufacturé ou roulé. Le problème majeur est que les jeunes ignorent ce qu’ils vapotent : les étiquettes des e-liquides sont souvent floues ou absentes.
Les « puffs » interdites, mais toujours accessibles
Malgré l’interdiction en 2025, les puffs restent commercialisées et très attractives. Leur marketing cible les jeunes avec des couleurs pastel et des arômes fruités ou sucrés. Leur faible prix – contrairement aux cigarettes électroniques classiques – en fait la première porte d’entrée : un lycéen sur cinq a déjà expérimenté une puff.
Quels sont les risques pour la santé ?
Je rappelle que le vapotage n’est pas inoffensif. À court terme, il peut provoquer un essoufflement, surtout chez les jeunes aux poumons fragiles. À long terme, l’Anses déconseille strictement tout produit du vapotage aux mineurs. Pour conclure, l’objectif gouvernemental d’une génération sans tabac d’ici 2032 est menacé par la renormalisation de l’acte de fumer via les e-cigarettes.
Le dialogue parents-enfants reste insuffisant
Je manque de données pour analyser en profondeur les échanges familiaux sur le vapotage. Les motivations des jeunes et la manière dont s’installent ces habitudes restent mal comprises. Une enquête sociologique approfondie serait nécessaire pour mieux prévenir cette addiction.
Pour conclure, je considère qu’une information claire sur les risques et une prévention ciblée dans les établissements scolaires sont urgentes pour contrer cette tendance.

Vingt ans de terrain. Des rédactions qui avaient peur de leurs annonceurs. EditorialWeb est né de cette lassitude-là. Ici, l’information passe avant tout — sourcée, contextualisée, sans filtre commercial.