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Points clés à retenir
- San Siro en 2026 : le stade mythique de Milan accueille la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques d’hiver 2026, son dernier grand événement avant une démolition annoncée.
- Achat historique : l’AC Milan et l’Inter Milan deviennent propriétaires du stade en novembre 2025 pour 197 millions d’euros, ouvrant la voie à un nouveau stade.
- Capacité actuelle : 75 817 places, le plus grand stade d’Italie, en baisse par rapport aux 85 000 places d’avant 1990.
- Futur : un nouveau stade de 71 500 places, conçu par Foster + Partners et Manica, attendu pour la saison 2030-2031 et l’Euro 2032.
San Siro en chiffres : capacité, dimensions et records
Le stade Giuseppe Meazza, plus connu sous le nom de San Siro, affiche une capacité officielle de 75 817 places depuis les rénovations de 1990. C’est le plus grand stade d’Italie et le troisième d’Europe, derrière le Camp Nou et Wembley. Pourtant, avant les transformations pour la Coupe du monde 1990, il pouvait accueillir jusqu’à 85 000 spectateurs. Ce chiffre a été réduit pour améliorer le confort et la sécurité, avec la suppression des places debout et l’ajout de sièges individuels.
Capacité actuelle et historique
Pour comprendre l’évolution, voici un tableau récapitulatif :
| Année | Capacité | Événement |
|---|---|---|
| 1926 | 35 000 | Inauguration |
| 1939 | 55 000 | Première extension |
| 1955 | 85 000 | Deuxième extension (troisième tribune) |
| 1990 | 75 817 | Rénovation pour le Mondial 1990 |
Si on compare avec les autres géants italiens, le Stadio Olimpico de Rome offre 70 634 places et le Stadio San Paolo de Naples 55 000 places. San Siro reste donc la référence nationale, même si sa capacité a légèrement diminué.
Comparaison avec les autres grands stades italiens
Outre sa taille, le stade se distingue par ses dimensions de terrain : 105 x 68 mètres, conformes aux standards UEFA pour les compétitions de haut niveau. Il possède le label UEFA category four, ce qui lui permet d’accueillir des finales européennes. En résumé, San Siro est une enceinte à la fois historique et moderne, même si son âge commence à peser. Passons maintenant à son histoire fascinante, qui débute il y a cent ans.

L’histoire fascinante du temple milanais
L’histoire de San Siro commence en 1925, sous l’impulsion de Piero Pirelli, alors président de l’AC Milan. Fils du fondateur du géant du pneumatique, il veut offrir au club un stade moderne, privé, qui ne soit pas un simple stade municipal. Il confie la conception à l’architecte Alberto Cugini, avec une idée révolutionnaire pour l’époque : aucune piste d’athlétisme, afin de rapprocher les spectateurs du terrain.
1925-1926 : la naissance d’un stade privé
Le chantier dure 13 mois et s’achève en septembre 1926. Le stade, baptisé San Siro (du nom du quartier), peut accueillir 35 000 personnes. Le premier match est un derby entre l’AC Milan et l’Inter, le 19 septembre 1926 (6-3 pour l’Inter, mais peu importe…). Dès le départ, l’enceinte se distingue par son architecture fonctionnelle et son ambiance unique. Anecdote : Piero Pirelli insiste pour que le stade soit doté d’un éclairage artificiel, chose rare en Italie à l’époque.
Les grandes compétitions internationales
San Siro accueille la Coupe du monde 1934 (trois matches, dont une demi-finale), puis l’Euro 1980, et surtout le Mondial 1990, où il est le théâtre de six rencontres, dont la demi-finale Argentine-Italie. En 1965, il reçoit la finale de la Coupe d’Europe des clubs champions (Inter-Real Madrid). En tout, le stade a vu quatre finales européennes : 1965 (C1), 1970 (C1), 1991 (C1), 2001 (C1). Difficile de faire plus prestigieux.
Les finales européennes mythiques
Le 27 mai 1965, l’Inter de Helenio Herrera bat le Real Madrid 3-1 sous les yeux de 80 000 spectateurs. En 1970, le Feyenoord surprend le Celtic 2-1. En 1991, l’Étoile Rouge de Belgrade s’impose aux tirs au but face à l’OM. En 2001, le Bayern Munich bat Valence 5-4 aux tirs au but. Chaque finale a laissé une empreinte indélébile. Saviez-vous que San Siro est surnommé la « Scala del calcio » (la Scala du football), en référence à l’opéra de Milan ? Ce clin d’œil montre le rang qu’il occupe dans le cœur des Milanais.
Ce stade est aussi un lieu de controverses, notamment autour de son nom. Voyons cela.
Un nom, deux identités : Giuseppe Meazza ou San Siro ?
Officiellement, le stade s’appelle Stade Giuseppe Meazza depuis 1980, en hommage au grand joueur milanais. Pourtant, la plupart des tifosi, en particulier ceux de l’AC Milan, refusent d’utiliser cette appellation. Pourquoi une telle division ?
Giuseppe Meazza : légende du football italien
Giuseppe « Peppino » Meazza (1910-1979) est l’un des plus grands footballeurs italiens. Il a joué pour l’Inter de 1927 à 1940, marquant 284 buts en 408 matches, puis brièvement pour l’AC Milan en 1940-1942. Il est le seul joueur à avoir marqué lors de deux finales de Coupe du monde (1934 et 1938). Sa carrière exceptionnelle lui vaut un hommage national après sa mort. La municipalité milanaise décide alors de renommer le stade San Siro en « Stade Giuseppe Meazza ».
Le saviez-vous ? Meazza a joué pour les deux clubs, mais il est plus associé à l’Inter. C’est l’une des raisons pour lesquelles les supporters milanais boudent ce nom.
La polémique qui divise les tifosi
Pour les supporters de l’AC Milan, San Siro est un nom historique, lié au quartier et à l’identité du club. Ils considèrent que le renommage est une décision politique imposée. De leur côté, les interistes adoptent plus volontiers « Meazza ». Résultat : dans les médias et les conversations, les deux termes coexistent. Même les joueurs disent « San Siro » dans les interviews. Alors, quel est le vrai nom ? La réponse dépend de qui vous parlez.
Cette dualité symbolise parfaitement l’âme du stade : un lieu partagé, parfois divisé, mais toujours passionné. Et 2026 restera comme l’année où San Siro a brillé une dernière fois au niveau mondial.
2026 : le dernier grand rendez-vous avec les Jeux Olympiques d’hiver
Le 6 février 2026, le monde entier a les yeux rivés sur San Siro. Le stade accueille la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques d’hiver 2026, coorganisés par Milan et Cortina d’Ampezzo. C’est un événement sans précédent : jamais un stade de football n’avait ouvert des JO d’hiver. La cérémonie, retransmise devant 2,5 milliards de téléspectateurs, marie sport, musique et culture italienne.
Une cérémonie historique en mondovision
La mise en scène, spectaculaire, réunit des stars internationales : Andrea Bocelli, Mariah Carey et Laura Pausini se produisent sur une scène géante installée au centre du terrain. Les anneaux olympiques sont illuminés dans une nuit milanaise que le monde entier découvre. Ce show de près de trois heures est salué par la critique et reste gravé comme le dernier grand feu d’artifice de San Siro. Selon NBC Olympics, l’audience mondiale a atteint 2,5 milliards de téléspectateurs (source 2026).
Le stade en toile de fond des épreuves
Si les épreuves sportives se déroulent principalement dans les montagnes, San Siro reste un lieu central pour les cérémonies et des concerts annexes. Le stade accueille aussi le village olympique temporaire dans ses abords. C’est l’occasion pour les visiteurs du monde entier de découvrir le temple du football avant sa transformation. Mais ce grand rendez-vous est aussi un adieu : après les JO, le compte à rebours vers la démolition est lancé.
Chiffre clé : 2,5 milliards de téléspectateurs ont suivi la cérémonie d’ouverture, un record pour les JO d’hiver.
Quelques mois plus tard, l’annonce de la vente du stade aux clubs relance tous les espoirs et les questionnements.

L’achat du siècle : comment l’AC Milan et l’Inter sont devenus propriétaires
Le 5 novembre 2025, l’AC Milan et l’Inter Milan ont finalisé l’achat du stade San Siro et de ses abords pour 197 millions d’euros, ouvrant la voie à la construction d’un nouveau stade de 71 500 places pour 2032. La vente a été conclue juste avant le 10 novembre, date à laquelle la deuxième tribune aurait été classée monument historique. C’est un tournant historique : pour la première fois, les deux clubs deviennent propriétaires de leur enceinte.
Les dessous d’une transaction à 197 millions
Les négociations ont duré plusieurs années. La municipalité de Milan, propriétaire du stade depuis 1935, exigeait des garanties sur le futur projet. Les clubs, représentés par leurs fonds respectifs (RedBird pour l’AC Milan, Oaktree pour l’Inter), ont finalement accepté un montant de 197 millions d’euros (environ 226 millions de dollars). L’accord inclut le stade lui-même et un terrain de 281 000 m² dans le quartier San Siro, destiné à accueillir le nouveau stade et un éco-quartier.
| Acteur | Rôle |
|---|---|
| AC Milan (RedBird) | Copropriétaire, financement par fonds privés |
| Inter Milan (Oaktree) | Copropriétaire, apport en capital |
| Ville de Milan | Vendeur, signature de l’accord de réaménagement |
| Gazzetta dello Sport | Révèle les soupçons de corruption dans l’enquête |
Le calendrier serré imposé par la loi italienne
La vente a été bouclée en catastrophe : le 10 novembre 2025, la deuxième tribune du stade (datant de 1955) aurait automatiquement obtenu le statut de monument historique en raison de son âge. Ce statut aurait interdit toute démolition et compliqué le projet. Les clubs ont donc dû accélérer les négociations et finaliser l’acte avant cette date fatidique.
L’enquête en cours
Selon une enquête de la Gazzetta dello Sport (2025), des soupçons de corruption entourent la vente. Des documents internes suggèrent que des pots-de-vin auraient été versés à des fonctionnaires municipaux pour accélérer les permis. Une enquête judiciaire est en cours, mais les clubs nient toute irrégularité. Affaire à suivre.
Maintenant que le stade appartient aux clubs, place au projet d’avenir : le nouveau San Siro.
Nouveau stade : à quoi ressemblera le futur San Siro ?
Le nouveau stade, conçu par les cabinets Foster + Partners et Manica, est prévu pour la saison 2030-2031, avec une capacité de 71 500 places. Il s’intégrera dans un projet urbain de 281 000 m² comprenant espaces verts, commerces, restaurants et logements. L’Euro 2032, coorganisé avec la Turquie, est déjà ciblé comme premier grand événement.
Design et innovations
Le design moderne mise sur une structure transparente, avec une façade en verre et acier, un toit rétractable et une acoustique optimisée pour les concerts. La capacité de 71 500 places sera modulable : 65 000 pour le football, 50 000 pour les concerts. Le stade sera neutre en carbone, grâce à des panneaux solaires et un système de récupération des eaux de pluie.
- Capacité : 71 500 places (dont 5 000 places entreprises)
- Architectes : Foster + Partners (Londres) et Manica (Rome)
- Coût estimé : 1,3 milliard d’euros
- Objectif zéro carbone : certification LEED Platinum visée
Calendrier et impact sur le quartier
La démolition de l’actuel San Siro est prévue après la saison 2027-2028, avec un début des travaux fin 2028. Le nouveau stade ouvrira ses portes à l’été 2031, juste à temps pour la saison 2031-2032 et l’Euro 2032. Le quartier San Siro, aujourd’hui résidentiel, sera redynamisé par le pôle d’attractivité – mais certains riverains redoutent les nuisances. Une concertation publique est en cours.
En attendant, le stade actuel continue de vibrer, notamment grâce aux concerts légendaires qu’il a accueillis.
Concerts et événements : la vie culturelle de San Siro
San Siro n’est pas qu’un stade de football : c’est une salle de concert mythique. Depuis les années 1980, les plus grands artistes s’y sont produits, attirant des foules records. La configuration sans piste d’athlétisme offre une acoustique remarquable, ce qui en fait un lieu prisé des stars.
Les légendes de la musique à San Siro
Bob Marley (1980) a donné l’un de ses derniers concerts à San Siro, peu avant sa mort. Michael Jackson (1988) y a attiré 80 000 personnes, un record pour l’époque. Madonna (trois dates en 2009), Bruce Springsteen (2008, 2016), U2 (2010), Robbie Williams (2019) et One Direction (2014) font partie des têtes d’affiche. Le stade a aussi accueilli des événements de lutte WWE et des matchs de la NFL exhibition.
Records d’affluence
Le concert le plus fréquenté reste celui de Bruce Springsteen le 3 juin 2016 : 78 126 spectateurs. En 1988, Michael Jackson avait déjà dépassé les 80 000 (places debout). Plus récemment, les Crans-Montana (groupe de rock italien) ont attiré 70 000 personnes en 2022. Ces chiffres montrent la capacité unique de San Siro à rassembler les foules.
Pour ceux qui souhaitent visiter le stade avant sa fermeture, voici les informations pratiques.
Informations pratiques pour visiter San Siro en 2026
En 2026, le stade est encore ouvert au public pour des visites guidées, des matchs et des événements. C’est le moment ou jamais de découvrir ce lieu mythique avant sa démolition.
Billets et réservations
Les visites durent environ 1h30 et permettent d’accéder aux vestiaires, au terrain, aux tribunes et au musée. Tarifs : 25 € (adulte), 18 € (étudiant), gratuit pour les moins de 6 ans. Réservation obligatoire en ligne, surtout en période de JO. Conseil pratique : réservez vos billets au moins une semaine à l’avance ; les visites en italien sont moins chères (20 €) que les visites en anglais (25 €).
Où manger aux abords du stade
Le quartier San Siro offre plusieurs adresses de qualité. La Pizzeria Don Clemente (viale Murillo 17) est réputée pour sa pizza napolitaine. Le Ristorante La Buca propose des plats lombards traditionnels. Pour un en-cas rapide, les stands de panzerotti sur la place du stade sont parfaits.
Accès : métro ligne 5 (station Lotto), tram 16, bus 64. En voiture, parking payant à proximité (attention aux restrictions de circulation les jours de match).
Questions fréquentes
Quel est le nom officiel du stade San Siro ?
Le nom officiel est Stade Giuseppe Meazza depuis 1980, mais il est encore couramment appelé San Siro, surtout par les supporters de l’AC Milan.
Combien de places assises compte le San Siro ?
La capacité actuelle est de 75 817 places, ce qui en fait le plus grand stade d’Italie. Avant les rénovations de 1990, il pouvait accueillir jusqu’à 85 000 spectateurs.
Quand le San Siro sera-t-il démoli ?
La démolition est prévue après la saison 2027-2028, avec un début des travaux en 2028 pour laisser place à un nouveau stade de 71 500 places, attendu pour 2030-31.
Qui a acheté le stade San Siro ?
L’AC Milan et l’Inter Milan ont acheté le stade et les terrains environnants pour 197 millions d’euros le 5 novembre 2025. La vente a été bouclée par leurs propriétaires respectifs, RedBird et Oaktree.
Combien a coûté l’achat de San Siro ?
Le montant total de la transaction est de 197 millions d’euros (environ 226 millions de dollars). Les clubs ont également signé un accord pour le réaménagement du quartier.
Qu’est-ce qui sera construit à la place de San Siro ?
Un nouveau stade ultramoderne de 71 500 places, conçu par Foster + Partners et Manica, intégré dans un projet urbain de plus de 280 000 m² avec espaces verts et commerces.
Quels concerts ont eu lieu au San Siro ?
Le stade a accueilli des légendes comme Bob Marley (1980), Michael Jackson (1988), Madonna, Bruce Springsteen, U2, Robbie Williams, One Direction, et plus récemment les stars de la cérémonie des JO 2026.
Conclusion : la fin d’une ère, le début d’une autre
San Siro restera dans l’histoire comme le plus grand stade d’Italie, un lieu de passion, de sport et de musique. En 2026, il a écrit son dernier chapitre glorieux en accueillant les Jeux Olympiques d’hiver, juste après avoir changé de mains pour 197 millions d’euros. La démolition annoncée après 2027-2028 marquera la fin d’un mythe, mais le nouveau stade de 71 500 places promet de perpétuer l’héritage.
À retenir :
- San Siro est le plus grand stade d’Italie, avec 75 817 places, et un lieu chargé d’histoire depuis 1926.
- En 2026, il a été le centre des Jeux Olympiques d’hiver, juste avant sa vente aux clubs et sa future démolition.
- Un nouveau stade de 71 500 places est prévu pour 2030-31, marquant la fin d’une ère pour le football et la culture milanaise.
Alors que San Siro s’apprête à tirer sa révérence, une question demeure : le nouveau stade saura-t-il recréer la magie de la « Scala del calcio » ?

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