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Points clés
- Bardella en tête : Jordan Bardella obtient entre 34 % et 35 % des intentions de vote, devant Marine Le Pen (32-33 %).
- Second tour centriste : Édouard Philippe et Gabriel Attal sont les mieux placés pour se qualifier, mais Philippe creuse l’écart.
- Gauche fragmentée : Jean-Luc Mélenchon, Raphaël Glucksmann et Bruno Retailleau se tiennent dans un mouchoir de poche autour de 12 %.
Un duel annoncé pour le second tour
Les derniers chiffres de Toluna Harris Interactive, réalisés du 28 au 30 avril 2026 pour M6 et RTL, confirment la tendance : le Rassemblement national caracole en tête des intentions de vote pour la présidentielle de 2027. Que ce soit avec Jordan Bardella ou Marine Le Pen, le parti d’extrême droite dépasse les 30 % dans tous les scénarios testés.
Plus précisément, Jordan Bardella obtient 34 % à 35 % des voix, tandis que Marine Le Pen oscille entre 32 % et 33 %. Cette différence, bien que mince, souligne la préférence des électeurs RN pour le jeune président du parti, perçu comme plus moderne et moins clivant.
Du côté du bloc central, Édouard Philippe se distingue nettement : il recueille 19 % des intentions de vote, quelle que soit la configuration. Gabriel Attal, son ancien collègue à Matignon, plafonne à 14 %. Cependant, ce dernier est talonné de très près par Jean-Luc Mélenchon (12 %), Raphaël Glucksmann (11-12 %) et Bruno Retailleau (9-13 % selon le scénario).
Une gauche émiettée
La gauche apparaît une nouvelle fois fragmentée, ce qui nuit à sa représentativité au second tour. Jean-Luc Mélenchon, qui a officialisé sa candidature dimanche dernier, atteint 12 % (13 % dans un face-à-face Bardella-Attal). Raphaël Glucksmann, fondateur de Place Publique, suit de près avec 11 à 12 %. Aucun candidat socialiste n’a été testé dans ce sondage, une lacune qui interroge.
Les autres forces de gauche peinent à exister : l’écologiste Marine Tondelier stagne à 4 %, tandis que le communiste Fabien Roussel oscille entre 3 et 4 %. À l’extrême droite, Éric Zemmour (Reconquête) recueille 5 à 6 %.
Un intérêt électoral élevé
En résumé, malgré un paysage politique émietté, les Français se disent très intéressés par ce scrutin : 80 % se déclarent intéressés, dont 45 % très intéressés. Un chiffre qui montre que la campagne, bien que longue, capte déjà l’attention.
Pour conclure, ce sondage confirme que le RN domine nettement le premier tour, mais que la bataille pour la deuxième place reste ouverte entre les centristes historiques et les leaders de gauche. L’enquête a été menée auprès de 1 725 personnes inscrites sur les listes électorales, avec une marge d’erreur comprise entre 1 et 2,3 %.

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