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Points clés à retenir
- Neutre en carbone : les allégations disent compenser l’intégralité des émissions, mais la preuve n’est pas apportée.
- 100 % recyclable : les bouteilles ne sont pas entièrement recyclées et l’étiquette contient de la colle non recyclable.
- Impact juridique : ce jugement fixe une jurisprudence pour les allégations environnementales sur les biens de grande consommation.
Le tribunal judiciaire de Paris a récemment mis en lumière les dérives du greenwashing dans le secteur agroalimentaire. La marque d’eau minérale Volvic a été reconnue coupable de « pratiques commerciales trompeuses » pour avoir inscrit sur ses bouteilles des mentions telles que « neutre en carbone » ou « 100 % recyclables ».
Pourquoi ces allégations sont-elles trompeuses ?
L’association de consommateurs CLCV (Consommation, Logement, Cadre de Vie) a saisi la justice. Le tribunal a examiné plusieurs arguments :
- La neutralité carbone : Valvic affirmait que ses émissions étaient compensées. Or, les preuves montrent une compensation partielle. Les bouteilles ne sont pas neutres en carbone.
- Le recyclage : mentionner « 100 % recyclé » ou « 100 % recyclable » est inexact. En réalité, seule une partie des bouteilles est recyclée. De plus, l’étiquette contient colle et encre non recyclables.
- Ces mentions induisent le consommateur en erreur, ce qui constitue une pratique commerciale trompeuse.
Les sanctions prononcées
En conséquence, le tribunal a condamné Volvic à :
- Verser 75 000 euros de dommages et intérêts à la CLCV.
- Publier le jugement sur la page d’accueil de son site internet pendant six mois.
Volvic a annoncé faire appel, invoquant le respect des textes et usages en vigueur au moment des faits.
Un jugement « historique » selon les associations
Pour la CLCV, cette décision est inédite : c’est la première fois qu’un tribunal statue sur les termes « neutre en carbone » et « 100 % recyclable » pour un bien de grande consommation. L’association estime que ce jugement protège le consommateur et fixe un standard.
Par ailleurs, en novembre 2023, le BEUC (Bureau européen des unions de consommateurs, dont la CLCV fait partie) a déposé une plainte auprès de la Commission européenne sur les allégations environnementales des bouteilles en plastique.
Pour conclure
Cette affaire illustre l’importance de la transparence dans les communications environnementales. Les consommateurs sont de plus en plus attentifs, et les marques doivent prouver leurs dires. En résumé, le greenwashing n’est plus toléré. Les autorités et les associations veillent.

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