
Temps de lecture : 3 min
Points clés à retenir
- Sanctions renforcées : Un nouveau décret cible les banques étrangères, restreint l’immigration et vise des secteurs clés comme l’énergie et les mines.
- Menaces militaires : Donald Trump a évoqué un porte-avions américain à Cuba, suscitant une réaction virulente de La Havane.
- Mobilisation massive : Le 1er mai, des centaines de milliers de Cubains ont manifesté contre le blocus et les nouvelles mesures.
Un nouveau décret pour accroître la pression
En ce début mai 2026, Donald Trump a signé un nouveau décret durcissant les sanctions contre Cuba. Pourquoi cette escalade ? Le président américain justifie cette décision en affirmant que l’île communiste, située à seulement 150 kilomètres des côtes de Floride, constitue « une menace extraordinaire » pour la sécurité nationale des États-Unis. Ce nouveau texte vise plusieurs objectifs.
- Cibler les banques étrangères qui collaborent avec le gouvernement cubain.
- Imposer des restrictions en matière d’immigration.
- Sanctionner des personnalités et entités dans les secteurs de l’énergie, des mines, et d’autres domaines clés.
- Viser toute personne reconnue coupable de violations graves des droits de l’homme.
Le locataire de la Maison-Blanche a également réitéré sa menace de « prendre le contrôle » de Cuba, suggérant qu’un porte-avions américain pourrait faire escale sur l’île « sur le chemin du retour d’Iran ».
Un blocus pétrolier qui étrangle l’économie cubaine
Outre l’embargo vieux de plus de soixante ans, Washington impose depuis janvier un blocus pétrolier sévère. Pourquoi cette stratégie ? Pour asphyxier économiquement le régime en place. En résumé, un seul pétrolier russe a été autorisé à accoster sur l’île de 9,6 millions d’habitants. Résultat : l’activité économique est quasiment paralysée depuis fin janvier.
La réaction indignée de La Havane
Les menaces de Donald Trump ont provoqué une réaction virulente des autorités cubaines. Le président cubain, Miguel Diaz-Canel, a dénoncé des menaces d’agression militaire qui ont atteint un « niveau dangereux et sans précédent ». Selon lui, une intervention américaine viserait avant tout à « satisfaire » les intérêts des exilés cubains en Floride. Le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodriguez, a qualifié les mesures américaines d’« illégales » et « abusives ».
Pour conclure, ce décret a été annoncé le 1er mai, date symbolique où des millions de Cubains sont descendus dans la rue pour protester. Un défilé a été organisé face à l’ambassade américaine à La Havane, rassemblant le dirigeant révolutionnaire Raul Castro, 94 ans, et le président Diaz-Canel. Les autorités ont revendiqué un demi-million de participants dans la capitale, un chiffre non vérifié de manière indépendante. Des manifestations ont également eu lieu dans les principales villes du pays.

Vingt ans de terrain. Des rédactions qui avaient peur de leurs annonceurs. EditorialWeb est né de cette lassitude-là. Ici, l’information passe avant tout — sourcée, contextualisée, sans filtre commercial.