Rétablissement partiel d’Internet en Iran : un signal d’ouverture

Après près de trois mois de coupure quasi-totale, l'accès à Internet a été partiellement rétabli en Iran. Un signal de détente dans un contexte de guerre et de négociations.

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Points clés à retenir

  • Coupure record : L’Iran a subi 2 093 heures d’isolement numérique quasi total, un record mondial.
  • Rétablissement partiel : La connectivité internationale a été partiellement restaurée le 26 mai, mais le retour à la normale n’est pas immédiat.
  • Impact économique : Les secteurs dépendants d’Internet ont été lourdement affectés, et la décision finale revient au Conseil suprême de sécurité nationale.

Un signal d’ouverture après une longue coupure

L’accès à Internet en Iran a été partiellement rétabli le mardi 26 mai 2026, après une coupure quasi-totale de près de trois mois. Cette interruption, déclenchée le 28 février par l’attaque israélo-américaine, a plongé le pays dans un isolement numérique sans précédent.

L’ONG NetBlocks a annoncé un rétablissement partiel de la connectivité après 2 093 heures d’isolement, qualifié de record à l’échelle d’un pays. Le vice-président iranien Mohammad-Reza Aref a salué cette première étape vers un accès libre et régulé au cyberespace, indiquant que les demandes des Iraniens seraient satisfaites.

Un retour à la normale pas immédiat

Le président Massoud Pezeshkian, perçu comme plus modéré, avait ordonné le rétablissement de l’accès à Internet lundi, en pleines négociations entre Téhéran et Washington. Cependant, ce signal de détente a été brouillé mardi : la justice iranienne a annoncé la suspension de cette mesure à la suite de dépôts de plaintes contre l’organe qui l’avait prise, le Quartier général spécial pour l’organisation et la gouvernance du cyberespace national.

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En réalité, le président est incompétent en la matière, la décision finale revenant au Conseil suprême de sécurité nationale, dirigé par un tenant d’une ligne dure. Cela illustre la complexité du processus de décision au sein du régime iranien.

Un impact économique lourd

Depuis le début de la guerre, la population n’avait accès qu’à l’intranet local, permettant de se connecter à des sites nationaux, des services bancaires ou des applications approuvées par l’État. Les secteurs économiques dépendant d’Internet, comme les hautes technologies et le commerce en ligne, ont été lourdement affectés.

En résumé, la coupure a paralysé une partie de l’économie iranienne, et le retour à la normale est encore incertain. Pour conclure, la situation ne se normalisera définitivement que lorsque l’ombre de la guerre aura disparu, comme l’a indiqué la porte-parole du gouvernement, qui en impute la responsabilité aux menaces des ennemis américains et israéliens.

Les défis à venir

Doug Madory, responsable chez Kentik, a rappelé que l’Iran a encore un long chemin à parcourir pour retrouver les niveaux de trafic d’avant janvier 2026. Le rétablissement partiel est à relativiser, car la connectivité reste fragile et la décision finale dépend d’un organe de sécurité dur.

En résumé, le rétablissement partiel d’Internet en Iran est un signal d’ouverture, mais le chemin vers une connectivité normale est semé d’obstacles politiques et sécuritaires. La population reste dépendante d’un intranet local limité, et l’économie continue de souffrir de l’isolement numérique.