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Points clés à retenir
- GPA éthique : 15 personnalités politiques, menées par Aurore Bergé, publient une tribune le 28 mai 2026 pour s’opposer à toute forme de GPA en France.
- Opposition transcendant les partis : Des figures de gauche et de droite signent, dépassant les clivages habituels.
- Marché lucratif : Les signataires dénoncent un marché estimé à près de 15 milliards de dollars en 2023, qui pourrait atteindre 100 milliards d’ici 2033.
Une tribune pour dire « non » à la GPA
Le débat autour de la gestation pour autrui (GPA) refait surface en France. Alors que le candidat à la présidentielle et ancien Premier ministre Gabriel Attal (Renaissance) souhaite rouvrir la discussion sur une GPA « éthique », une tribune signée par quinze personnalités politiques, emmenées par la ministre chargée de l’Égalité femmes-hommes Aurore Bergé, vient s’y opposer fermement. Cette tribune a été publiée ce jeudi 28 mai 2026 dans Ouest-France.
Qui sont les signataires ?
La liste des signataires est marquée par sa diversité politique. On retrouve notamment :
- Rachida Dati (LR), ancienne Garde des Sceaux
- Laurence Rossignol (PS), sénatrice et ancienne ministre de l’Égalité et des Familles
- Agnès Buzyn, ancienne ministre de la Santé sous Édouard Philippe
- Nicole Belloubet, ancienne Garde des Sceaux
- Xavier Bertrand (LR), ancien ministre de la Santé
Notre réponse est non. Et elle est partagée, à gauche comme à droite, car certaines lignes transcendent les appartenances partisanes, affirment les signataires.
Pourquoi s’opposer à une GPA « éthique » ?
Les signataires posent une question fondamentale : « Avons-nous le droit de mettre le corps des femmes à la disposition du désir d’autrui ? » Pour eux, la réponse est clairement non. Ils dénoncent derrière l’appellation d' »éthique » un véritable marché mondial :
- Un marché estimé à près de 15 milliards de dollars en 2023.
- Des prévisions de plus de 100 milliards de dollars d’ici 2033.
- Un système organisé autour d’une logique d’offre et de demande où prospèrent agences et intermédiaires.
- Des femmes qui portent les enfants des autres sont rarement celles qui détiennent le pouvoir.
L’argument démographique, souvent avancé par les partisans de la GPA, est également réfuté. « Ce serait confondre démographie et commerce reproductif », répondent les signataires, rejetant l’idée que la GPA pourrait compenser l’effondrement de la natalité.
Le cas des enfants nés à l’étranger
La tribune aborde aussi la situation délicate des enfants déjà nés de GPA pratiquées à l’étranger. « Leur protection n’est pas négociable », insistent-ils. Cependant, ils ajoutent que protéger un enfant et ses droits ne signifie pas valider le contrat qui l’a précédé. Une nuance importante qui vise à concilier la défense des droits des enfants avec le maintien de l’interdiction.
Pourquoi ce débat revient-il maintenant ?
Gabriel Attal, candidat à la présidentielle, a récemment relancé le débat en appelant à ne pas « l’occulter ». Il avait souligné que, « sur tous ces sujets bioéthiques, la liberté de vote s’est imposée dans tous les partis ». Cette prise de position a visiblement suscité une forte réaction de la part de ces personnalités, qui entendent bien maintenir la ligne actuelle d’interdiction totale de la GPA en France.
En résumé
Pour conclure, cette tribune marque un clivage fort au sein même de la majorité présidentielle sur un sujet éthique sensible. Alors que la campagne présidentielle s’intensifie, la question de la GPA pourrait devenir un enjeu électoral important, et la position des différents candidats sera scrutée de près. L’opposition transpartisane exprimée ici montre que le sujet dépasse largement les clivages gauche-droite habituels.

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