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Points clés à retenir
- Saturation : Le logiciel Cassiopée est submergé par le volume des dossiers, rendant difficile la hiérarchisation des priorités.
- Critères de priorité : Les antécédents ne sont pas le premier filtre ; le contact entre l’auteur et la victime est souvent privilégié.
- Obsolescence : Créé en 2008, l’outil manque de moyens humains et techniques pour remplir sa mission efficacement.
Un outil central pour le parquet
Lorsqu’une plainte est déposée à la police ou à la gendarmerie, elle est ensuite transmise au parquet dans les semaines ou les mois qui suivent. C’est à ce moment que les informations du dossier sont saisies dans le logiciel Cassiopée. Accessible à tous les magistrats, cet outil centralise pour chaque affaire : état civil, coordonnées et surtout les suites judiciaires données.
Comme le rappelle le porte-parole du ministère de la Justice, toute procédure judiciaire, qu’elle aboutisse à un classement sans suite, à des poursuites ou à la continuation d’une enquête, apparaît obligatoirement dans Cassiopée. En théorie, le nom d’un prévenu comme Jérôme Barella devrait donc y figurer plusieurs fois.
Pourquoi la priorisation est-elle si difficile ?
Malgré cette centralisation, le système montre ses limites. Les magistrats expliquent que des profils d’individus ayant déjà fait l’objet de plusieurs procédures, classées ou non, sont monnaie courante. La masse de dossiers est telle qu’il est nécessaire, tristement, d’établir une hiérarchie de l’urgence.
Un autre facteur clé est le choix des critères de priorité. Selon le secrétaire général adjoint de l’Union Syndicale des Magistrats, l’un des critères les plus utilisés, notamment dans les affaires intra-familiales, est de savoir si l’auteur et la victime sont encore en contact. Les antécédents du suspect ne sont pas forcément le premier élément pris en compte.
Un logiciel vieillissant et des moyens insuffisants
C’est en 2008 que Cassiopée a été créé. Aujourd’hui, en juin 2026, son obsolescence est pointée du doigt par de nombreux magistrats. Le manque de moyens humains pour l’exploiter correctement aggrave la situation. Le logiciel, saturé et mal adapté, ne parvient plus à répondre aux besoins de la justice.
Les leçons de l’affaire Lyhanna
L’affaire Lyhanna a mis en lumière ces défaillances. En résumé, pour améliorer le système, il faudrait :
- Investir dans une refonte technologique de Cassiopée.
- Renforcer les effectifs pour un traitement plus équitable des dossiers.
- Repenser les critères de priorité, en prenant mieux en compte les antécédents.
Pour conclure, Cassiopée, bien qu’essentiel au fonctionnement de la justice, montre aujourd’hui ses limites. Son évolution est indispensable pour garantir une protection efficace de tous les citoyens.

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