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Points clés à retenir
- Ralliement surprise : Marie-Pierre Callet, vice-présidente du département ex-LR, mène la liste RN aux sénatoriales de septembre 2026.
- Vague de défections : Plus de vingt élus LR ont rejoint le RN ou l’UDR dans les Bouches-du-Rhône depuis la dissolution de juin 2024.
- Objectif électoral : Le RN vise deux sièges au Sénat, en misant sur le profil rural et agricole de sa tête de liste.
Une nouvelle prise de guerre pour le RN
Le Rassemblement national a annoncé lundi, en conférence de presse à Marseille, que Marie-Pierre Callet conduira sa liste aux élections sénatoriales des Bouches-du-Rhône en septembre 2026. Cette vice-présidente du conseil départemental, âgée de 68 ans, est une ancienne figure des Républicains. Elle a quitté LR après la dissolution de l’Assemblée nationale par le président de la République en juin 2024, et a rallié le RN « ces dernières semaines », comme elle l’a elle-même précisé.
Une recomposition politique à droite
Ce ralliement s’inscrit dans une vague de défections au sein de la droite locale. Une semaine plus tôt, Laure-Agnès Caradec, présidente des Républicains des Bouches-du-Rhône et également vice-présidente du département, avait annoncé rejoindre l’UDR d’Éric Ciotti, qu’elle définit comme une « droite sans compromission ».
D’après Franck Allisio — député RN et candidat à la mairie de Marseille, lui-même issu de l’UMP — « plus d’une vingtaine d’élus LR du département nous ont rejoints ».
Au-delà des chiffres, cette recomposition témoigne d’une stratégie claire : élargir l’assise rurale et agricole du RN. Marie-Pierre Callet, ancienne aide-soignante devenue éleveuse de bovins à Maussane-les-Alpilles, est élue au département depuis 2015. Franck Allisio juge qu’elle a « le profil idéal » pour convaincre les grands électeurs ruraux. Son objectif affiché : « faire reconnaître les Bouches-du-Rhône comme un département agricole », un thème qui peut faire la différence dans les zones périurbaines et rurales.
Les enjeux du scrutin sénatorial
Le RN ambitionne d’arracher deux sièges à la chambre haute pour son groupe, qui n’en compte actuellement qu’un seul (celui de Stéphane Ravier). La liste RN-UDR devra faire face à plusieurs concurrents :

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