
Temps de lecture : 3 min
Points clés à retenir
- Évacuation sanitaire : deux membres d’équipage malades et une personne contact vont être évacués via le Cap-Vert dans les prochaines heures.
- Transmission interhumaine : l’OMS suspecte une propagation entre personnes en contact très étroit, mais le risque pour le grand public reste faible.
- Pas de nouveau cas : le croisiériste Ocean Expeditions confirme qu’aucun nouveau cas symptomatique n’a été identifié à bord.
Évacuation en cours depuis le Cap-Vert
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a confirmé ce mardi que deux membres d’équipage malades et une personne cas contact vont être évacués du MV Hondius via le Cap-Vert dans les prochaines heures. Ce navire de croisière néerlandais est au centre d’une alerte sanitaire après la détection de plusieurs cas d’hantavirus à bord.
Selon Ann Lindstrand, représentante de l’OMS au Cap-Vert, l’évacuation est une mesure de précaution visant à isoler et traiter les personnes potentiellement exposées. Le bateau devrait ensuite repartir vers les Canaries ou les Pays-Bas, en fonction des discussions en cours entre les autorités de santé.
Pas de nouveau cas symptomatique
Le croisiériste Ocean Expeditions, qui opère le navire, a publié un communiqué ce mardi après-midi pour rassurer : « Aucun nouveau cas symptomatique n’a été identifié à bord, hormis ceux déjà signalés. ». Cette déclaration vise à calmer les inquiétudes concernant une propagation rapide du virus au sein de l’équipage ou des passagers.
L’ensemble des personnes à bord reste sous surveillance médicale, mais aucune nouvelle contamination active n’a été détectée depuis l’alerte initiale.
Suspicion de transmission interhumaine
L’OMS a évoqué la possibilité d’une transmission interhumaine parmi les personnes en contact très étroit. Maria Van Kerkhove, directrice par intérim du département de prévention et préparation aux épidémies et pandémies de l’OMS, a précisé : « Compte tenu de la durée de la période d’incubation du hantavirus (une à six semaines), nous supposons qu’ils ont été infectés en dehors du navire. ».
Ce constat renforce l’hypothèse que le vecteur initial est externe, mais que le virus a ensuite pu se transmettre entre personnes partageant des espaces confinés.
Recherche des passagers d’un vol
L’OMS a également annoncé avoir lancé des démarches pour retrouver les 82 passagers et six membres d’équipage qui se trouvaient à bord de l’avion ayant transporté une croisiériste néerlandaise contaminée. Cette dernière avait été transférée depuis l’île de Sainte-Hélène vers Johannesburg, où elle est décédée à l’hôpital.
Cette opération de traçage est cruciale pour prévenir tout risque de propagation hors du navire.
Risque faible pour le grand public
L’OMS se veut rassurante : « Le risque pour le grand public est faible. Il ne s’agit pas d’un virus qui se propage comme la grippe ou le Covid-19. C’est très différent. », a déclaré Maria Van Kerkhove.
Les hantavirus se transmettent principalement par inhalation d’excréments, d’urine ou de salive de rongeurs infectés, et non par simple contact humain. La transmission interhumaine, bien que suspectée ici, reste extrêmement rare et limitée à des contacts très intimes.
Position de l’Espagne et prochaines étapes
L’Espagne a adopté une approche prudente : le ministère de la Santé a annoncé qu’il ne prendra « aucune décision » sur un éventuel accostage aux Canaries tant que les « données épidémiologiques » n’auront pas été analysées. Cette position contredit apparemment les déclarations de l’OMS, qui avait indiqué que les autorités espagnoles avaient accepté d’accueillir le navire.
Le Premier ministre britannique Keir Starmer a exprimé sa solidarité envers les passagers, tout en rappelant que le risque pour le public reste très faible.
Maintien de la vigilance à bord
Le docteur Matthieu Coudreuse, membre de la Société française de médecine maritime, a souligné que « toute épidémie à bord reste une hantise pour les équipages ». Il a ajouté que l’équipage est formé à gérer ce type de crise et que la communication avec les passagers fait partie des procédures habituelles.
La priorité reste donc l’évaluation complète de la situation par les autorités de santé avant de décider de la prochaine escale.
En résumé, l’évacuation des personnes malades est en bonne voie, aucun nouveau cas n’a été détecté, et les autorités travaillent à limiter tout risque de propagation.
Pour conclure, je rappelle que le hantavirus n’est pas un virus aérien comme la grippe : sa transmission est principalement liée aux rongeurs. La vigilance reste de mise, mais il n’y a pas de panique à avoir.

Vingt ans de terrain. Des rédactions qui avaient peur de leurs annonceurs. EditorialWeb est né de cette lassitude-là. Ici, l’information passe avant tout — sourcée, contextualisée, sans filtre commercial.